Le Temps à l’Œuvre : 25 ans. Un seul regard.

« Ce n’est pas un duo actrice-réalisatrice, c’est une vie partagée. De 2000 à 2025, Manon a grandi devant ma caméra. Une confiance absolue qui a permis de transformer 80 heures d’archives familiales en une œuvre de cinéma direct. »
Filmer le temps : l’évolution du regard
Tout a commencé avec le grain de la Hi8 et de la DV. En 2000, quand j’ai filmé les premiers pas de Manon, l’image était brute, presque organique. Vingt-cinq ans plus tard, nous terminons ce voyage en 4K numérique.
Passer du magnétoscope au capteur haute définition n’est pas qu’une transition technique ; c’est la trace physique de l’attente. Filmer Manon, c’est avoir vu le monde changer de format, tout en gardant la même émotion. Les archives de Sylvie (la mère de Manon) ont été le déclencheur : ces cassettes oubliées révèlent que Manon, déjà petite, avait ce caractère de battante qui ne change pas avec le temps.
Lisez également la biographie de Dominique pour mieux comprendre son point de vue sur le scénario.
Paroles de spectateurs
« Un voyage bouleversant à travers le temps. On ne regarde plus le handicap de la même manière après avoir vu Manon grandir. » — Avant-première, Paris.
« Rarement un documentaire n’a su capter l’attente avec autant de justesse. La fidélité de Dominique Fischbach à son sujet est une leçon de cinéma. » — Critique public, IDFA
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Sélections & Critiques : Un écho international
Du cœur de l’IDFA aux écrans de la Cinémathèque, « Elle entend pas la moto » a tracé son chemin. Plus qu’une reconnaissance, ces sélections témoignent de l’universalité de l’histoire de Manon. Chaque festival a été une étape clé pour porter cette parole au-delà des frontières. »
Le cinéma est l’un des derniers endroits où l’on peut se réunir véritablement. Valides, malentendants, malvoyants : le mélange des publics est l’accomplissement du film. En créant ce moment collectif, nous transmettons une tolérance qui touche à l’intelligence émotionnelle. Le film parle de surdité, mais il explore surtout la cohésion d’une famille où l’on peut être ensemble sans forcément se ressembler.
| Festival / Média | Distinction / Rôle | Lien Officiel |
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| Cinéma du Réel | Compétition Française | Archives Beaubourg |
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| Le Monde | Critique Cinématographique | Lire l’article |
| Télérama | Sélection « Coup de Cœur » | Critique Télérama |
« Le cinéma est le dernier lieu où valides, malentendants et malvoyants se réunissent vraiment ensemble. C’est là que l’intelligence émotionnelle opère. »
Une synergie de talents : Dominique & Manon
Dominique Fischbach — Réalisatrice « Je n’ai pas pensé ce long-métrage dès le départ. Il s’est construit petit à petit, en attendant que la matière soit suffisamment dense. Mon approche ? Le respect total du choix de Manon et de sa famille. »
Manon Altazin — Figure principale « Dominique est devenue une personne de confiance. Elle n’a jamais été intrusive. Ce film, comme les autres films de Dominic, montre que la différence est partout, et que l’équité, c’est donner à chacun les moyens de réussir selon ses propres besoins. »
Retrouvez-nous à Paris Epicentre Films
Distributeur officiel de « Elle entend pas la moto« . 📍 6 rue de la Grange Batelière, 75009 Paris, France. Pour toute demande de projection scolaire ou associative, contactez notre équipe de diffusion.
Focus : Au-delà du handicap
« Elle entend pas la moto » est un film « mille-feuilles ». Il traite de la surdité non pas comme une faiblesse, mais comme une réalité systémique. À travers l’histoire de Manon, le film aborde :
- L’inclusion réelle : Sensibiliser dès l’école pour briser la peur du handicap.
- La présence des absents : Comment le deuil et l’absence (Maxime, Barbara) font partie intégrante du récit.
- L’équité vs Égalité : Un plaidoyer pour une société qui s’adapte aux différences.
FAQ : En savoir plus sur le projet
80 heures de vidéos familiales filmées par Sylvie, la mère de Manon
Sensibiliser à l’inclusion et lutter contre les discriminations persistantes
Le cinéma direct permet de capter la réalité sans l’altérer. Mon rôle n’était pas de diriger Manon, mais de l’accompagner. En 25 ans, ce dispositif a créé une proximité rare : la caméra s’efface pour laisser place à l’émotion pure et à la spontanéité d’une vie qui se déploie.
Absolument. Fidèle aux valeurs d’équité portées par le film, « Elle entend pas la moto » est disponible avec un sous-titrage adapté (SME) et en audiodescription. Nous travaillons étroitement avec les salles de cinéma pour garantir que chaque projection soit un moment d’inclusion réelle pour tous les publics.
Ce film est une co-création. La famille nous a ouvert ses archives et son quotidien avec une générosité incroyable. Comme le dit Manon, rien n’a été intrusif : ils ont toujours eu le choix de continuer ou d’arrêter. C’est cette éthique de respect mutuel qui donne au film sa sincérité et sa force documentaire.